Gabon – WWF : Libreville veut renforcer la coopération pour la protection des forêts et l’innovation environnementale

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Le Vice-Président du Gouvernement gabonais, Hermann Immongault, a reçu le 5 mars 2026 à Libreville une délégation de haut niveau du World Wide Fund for Nature (WWF), conduite par sa directrice générale internationale, Kirsten Schuijt.

Au cœur des échanges figuraient plusieurs enjeux stratégiques : la protection des écosystèmes forestiers, l’usage de technologies innovantes dans la lutte contre la déforestation et la recherche de solutions durables face au conflit homme-éléphant.

Un partenariat environnemental de longue date

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’une coopération engagée depuis plusieurs décennies entre le Gabon et le WWF autour de la conservation de la biodiversité et du développement durable.

Le Gabon continue de se positionner comme un acteur majeur de la diplomatie climatique. Co-facilitateur du Partnership for the Forests of the Congo Basin, le pays revendique également son statut de pays carbone positif, grâce à l’importance de son couvert forestier.

Le territoire compte notamment 13 parcs nationaux et plus de 1,2 million d’hectares de forêts certifiées FSC, un modèle de gestion durable qui attire l’attention de nombreux partenaires internationaux.

La technologie au service de la surveillance forestière

Les discussions ont également mis en lumière le dispositif technologique Forest Foresight, un outil d’alerte précoce conçu pour anticiper les risques de déforestation illégale.

Ce système permet d’identifier les pressions potentielles sur les massifs forestiers avant qu’elles ne deviennent critiques, renforçant ainsi les capacités de surveillance dans le Bassin du Congo, deuxième poumon forestier de la planète après l’Amazonie.

Le défi du conflit homme-éléphant

Autre dossier central abordé lors de l’audience : le conflit homme-éléphant, un problème croissant dans plusieurs zones rurales du Gabon.

Pour les autorités comme pour le WWF, l’enjeu consiste à développer des solutions permettant de protéger les cultures et les populations rurales, tout en préservant les populations d’éléphants, espèce emblématique de la biodiversité du pays.

Transformer la conservation en levier économique

Profitant de cette rencontre, Hermann Immongault a également rappelé l’ambition du gouvernement : faire de la protection de l’environnement un vecteur de développement économique.

Selon lui, la contribution du Gabon à l’équilibre climatique mondial doit désormais se traduire par des retombées concrètes pour les populations.

« Désormais, le cycle de valorisation de nos ressources doit correspondre à une urgence de prospérité », a-t-il affirmé, soulignant la volonté des autorités de transformer la conservation de la biodiversité en moteur d’une économie verte génératrice d’emplois et de croissance durable.

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