À Libreville, des travaux d’aménagement sont en cours depuis plusieurs jours à la plage du Lycée Léon-Mba afin de contenir l’avancée de la mer vers la voie publique et sécuriser ce site très fréquenté de la capitale.
Selon l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), qui a rapporté l’information le 3 mars 2026, l’opération vise principalement à protéger la chaussée contre l’érosion côtière et les incursions répétées de l’eau de mer, un phénomène de plus en plus observé lors des fortes marées et des épisodes d’intempéries.
Protéger les infrastructures urbaines
Lieu de détente et d’activités commerciales particulièrement animé les week-ends, cette plage constitue l’un des espaces publics les plus fréquentés de Libreville. La proximité immédiate de la route rend toutefois le site vulnérable aux effets de l’érosion et à la montée des eaux.
Des engins sont déjà mobilisés sur place pour effectuer les premiers travaux de stabilisation. Pour l’heure, aucune maquette officielle du projet n’a été rendue publique.
« L’objectif principal est clair : protéger la route et empêcher les eaux de progresser vers la chaussée », a indiqué un ouvrier présent sur le chantier.
Une initiative saluée par les riverains
Du côté des commerçants installés aux abords du site, l’initiative est globalement bien accueillie. Plusieurs d’entre eux affirment avoir été régulièrement confrontés à la montée des eaux, qui envahit parfois la plage et menace les installations commerciales.
« Je travaille ici depuis un certain temps et, à plusieurs reprises, j’ai vu l’eau recouvrir une partie de la plage et s’approcher de la chaussée. Ces travaux étaient vraiment attendus », témoigne Cristelle, vendeuse sur le site.
Un enjeu urbain et environnemental
Très fréquentée par les habitants et les visiteurs, la plage du lycée Léon-Mba reste un espace emblématique de loisirs à Libreville. Sa protection contre l’érosion côtière apparaît aujourd’hui comme un enjeu à la fois urbain et environnemental.
Dans un contexte de montée du niveau de la mer et de pression croissante sur les zones littorales, les travaux engagés pourraient constituer une première étape vers une gestion plus durable des espaces côtiers de la capitale gabonaise.


