L’atelier de clôture du projet « Établir les bases juridiques pour les forêts et les moyens de subsistance durable » s’est tenu le 2 décembre 2025 à Libreville. Pendant quatre ans (2021-2025), ce programme a posé les jalons d’une gouvernance forestière plus inclusive, en donnant aux communautés rurales les moyens de mieux protéger et valoriser leurs ressources.
Présidant l’ouverture des travaux au nom du président de l’Assemblée nationale, Marie Paulette Parfaite Amouyeme Ollame épouse Divassa a rappelé la volonté des institutions de promouvoir un modèle où conservation et développement vont de pair. « Le défi, c’est de protéger nos forêts tout en transformant ces richesses au bénéfice des communautés », a-t-elle souligné, appelant à une plus forte implication des jeunes et au renforcement de l’éducation environnementale.
Un espace de dialogue réunissant institutions, experts et communautés
L’atelier a rassemblé l’ONG Brainforest, ClientEarth, les administrations techniques, les experts juridiques et forestiers, ainsi que les communautés du Woleu-Ntem et de l’Ogooué-Ivindo. Une diversité d’acteurs qui a permis de dresser un bilan collectif des acquis du projet et des défis encore à relever.
Financé par NORAD/NICFI et mis en œuvre avec l’appui technique de ClientEarth, le programme visait à renforcer la gouvernance forestière et à accompagner les communautés dans la gestion durable des forêts.
« Les réalisations sont le fruit d’un travail commun entre partenaires et acteurs de terrain », a rappelé Martial Djinang, coordonnateur des projets à Brainforest, tout en pointant les nombreuses difficultés rencontrées dans les zones rurales.
Des résultats concrets pour professionnaliser les pratiques locales
Le chef de projet, Elvis Mvé, a présenté des résultats qui témoignent d’une montée en compétence progressive des communautés :
- plus de 40 missions de renforcement des capacités,
- 16 missions de suivi,
- des formations à l’inventaire forestier,
- des sessions dédiées à la transformation des produits forestiers non ligneux,
- un accompagnement juridique pour structurer la gestion locale des ressources.
« L’objectif était d’aider les communautés à maîtriser les outils, améliorer leurs pratiques et diversifier leurs activités », a indiqué Elvis Mvé.
Une meilleure inclusion des femmes et des solutions contre les conflits homme-faune
Le projet a également mis en lumière la faible participation des femmes dans la gestion des forêts communautaires. Pour y répondre, deux guides ont été produits :
- un guide pratique pour la gestion des forêts communautaires ;
- un guide sur l’intégration du genre dans la gouvernance locale.
Des solutions innovantes ont été testées pour réduire les conflits homme-faune, notamment un répulsif naturel 100 % biologique, dont les premiers retours des communautés sont jugés « encourageants ».
Un consensus : poursuivre la dynamique engagée
Autour des partenaires institutionnels, des communautés rurales et des acteurs internationaux, l’atelier s’est conclu sur un appel à maintenir la synergie instaurée au cours du projet.
« Les solutions résident dans notre capacité à dialoguer et à construire ensemble », a affirmé Martial Djinang, résumant l’esprit qui a guidé ces quatre années de travail commun.


