Le Gabon renforce son leadership environnemental à l’échelle continentale. Le pays accueillera, entre février et mars 2027 à Libreville, la 3ᵉ Conférence du Réseau des Directeurs d’Aires Protégées d’Afrique (APAD), un rendez-vous stratégique dédié à la gouvernance et à la conservation des espaces naturels africains.
L’annonce a été officialisée le 29 janvier 2026 à Libreville, à la suite de la signature d’un protocole d’accord entre le Ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, et l’African Wildlife Foundation (AWF), secrétariat du réseau APAD.
Un partenariat stratégique au service de la biodiversité africaine
La signature de cet accord, par Maurice Ntossui Allogo, ministre de tutelle, et Kaddu Sebunya, président-directeur général de l’AWF, consacre la confiance accordée au Gabon pour accueillir cet événement d’envergure continentale.
La conférence se tiendra dans un contexte marqué par :
- la crise climatique mondiale,
- le déclin accéléré de la biodiversité,
- et la nécessité de solutions africaines adaptées aux réalités locales.
Elle s’inscrit pleinement dans les engagements internationaux, notamment le Cadre mondial pour la biodiversité, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et l’objectif « 30×30 », visant à protéger 30 % des terres et des océans d’ici 2030.
Renforcer la gestion des aires protégées
La rencontre aura pour principaux objectifs :
- le renforcement des capacités institutionnelles des gestionnaires d’aires protégées,
- la promotion de pratiques de gouvernance innovantes, telles que le financement durable,
- l’amélioration de la coexistence entre l’Homme et la faune,
- et l’engagement accru des communautés locales dans les stratégies de conservation.
Une mobilisation panafricaine attendue à Libreville
L’événement réunira un large éventail d’acteurs :
- directeurs d’aires protégées,
- représentants gouvernementaux,
- institutions régionales (UA, COMIFAC, SADC),
- secteur privé,
- ONG internationales,
- bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux,
- ainsi que des représentants des communautés locales, des réseaux de femmes et de jeunes.
Le Gabon en chef de file de la conservation
Pour assurer la réussite de ce sommet, l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) a été désignée coordinatrice nationale, chargée de mobiliser les ministères concernés et de faciliter l’organisation logistique.
De son côté, l’AWF assurera le pilotage technique, l’élaboration du programme scientifique et la valorisation des meilleures pratiques africaines en matière de conservation.
En accueillant cette conférence, le Gabon réaffirme son rôle de pionnier dans la préservation de l’environnement et sa volonté de fédérer les ambitions africaines autour d’une vision commune.


