Gabon : un plan d’action validé pour certifier les parcs nationaux selon la norme FSC

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« Le processus vise à garantir que nos méthodes de gestion permettront la conservation durable des écosystèmes. » — Omer Ntougou Ndoutoume, ANPN

Un atelier de validation du plan d’action pour la certification FSC des parcs nationaux s’est tenu le 5 décembre 2025 à Libreville. Cette rencontre a réuni les principaux acteurs institutionnels, techniques et environnementaux afin d’accélérer l’adoption de la norme du Forest Stewardship Council, considérée comme un levier essentiel pour améliorer la gestion des aires protégées.

L’objectif principal : fédérer l’ensemble des parties prenantes autour d’une stratégie commune pour garantir des pratiques de gestion conformes aux standards internationaux de gestion responsable des forêts.

Une démarche structurée sur une année entière

Selon Patrick Epie, coordonnateur FSC pour le Bassin du Congo et l’Afrique de l’Ouest, le plan d’action permettra d’analyser en profondeur les méthodes de gestion des parcs.
«Si celles-ci répondent aux principes du FSC, le certificat sera délivré», a-t-il expliqué.

Le processus s’étendra sur une année complète, durant laquelle des équipes conjointes de l’ANPN et du FSC visiteront l’ensemble des 13 parcs nationaux afin de :

  • identifier les forces de gestion,
  • corriger les insuffisances,
  • valider les protocoles,
  • garantir la conformité aux standards FSC.

Un enjeu majeur pour la conservation et le développement durable

Pour l’Agence nationale des parcs nationaux, cette certification s’inscrit dans une vision de long terme.
Omer Ntougou Ndoutoume, secrétaire exécutif de l’ANPN, souligne :
« Le processus vise à garantir que nos méthodes de gestion permettront la conservation durable des écosystèmes, au bénéfice du pays mais aussi des communautés locales. »

Les chiffres confirment l’importance de cet engagement :

  • 23,59 millions d’hectares de forêts, soit 89 % du territoire national ;
  • 13 parcs nationaux, couvrant environ 3 millions d’hectares (11 % du pays).

Depuis plus de vingt ans, le Gabon mène une politique environnementale ambitieuse, faisant de la conservation un pilier central du développement durable.

La certification FSC permettra d’améliorer la gouvernance forestière, de renforcer les partenariats internationaux et de valoriser encore davantage ce patrimoine naturel unique.

Respect des droits humains et inclusion des communautés

La norme FSC impose des exigences strictes en matière de droits humains. Les gestionnaires des parcs devront démontrer que :

  • les droits des populations riveraines et des peuples autochtones sont pleinement respectés ;
  • ces communautés sont consultées à chaque étape ;
  • leurs positions et besoins sont intégrés dans les décisions de gestion.

Comme le rappelle Patrick Epie, «les parcs devront prouver que les droits des communautés et des peuples autochtones sont respectés».
Une exigence qui positionne la certification non seulement comme un outil environnemental, mais aussi comme un garant d’équité sociale.

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